Bilan mécanique

Le délai pour récupérer Pti-Ket s’annonce plus long que prévu, Anvers c’est pas le Panama …

Quentin a donc planché sur le bilan mécanique et technique de Pti-Ket.

80.000km, c’est un peu d’entretien:

  • 20 vidanges moteur, les 5 premières avec de l’huile Black-gold Carat, ensuite avec ce qui se rapprochait le plus possible des prescriptions Citroën càd de la multigrade 15/50, additionnée de Marly SX
  • 20 filtres à huile,
  • 20 joints de bouchon,
  • 10 nettoyages du filtre à air K&N,
  • 4 vidanges de boîte de vitesse, les 2 premières avec de l’huile Marly GLS, ensuite de la GL5, additionnée de Marly GX
  • 8 joints de bouchon,
  • 20 pneus, 
  • 12 Maxxis AP-2 en 135/80/15, 16000 km
  • 6 Champiro en 135/70/15,  12000 km
  • 2 MCC en 135/80/15, 3800 km
  • 3 crevaisons
  • 6 chambres à air (les pneus stockés sur le toit et enrobés de film étirable s’étaient trop déformés pour pouvoir être montés en tubeless avec une simple pompe à pied)
  • 4 amortisseurs Monroe à gaz remplacés après 8000km par des Burton à huile 👍.
  • 1 soufflet de cardan côté boîte (le seul en caoutchouc)  remplacé par un soufflet en néoprène,
  • 1 jeu de plaquettes de freins.
  • 2 pompes à essence mécaniques.
  • 3 pompes à essence électriques.
  • 1 crépine de réservoir,
  • 4 filtres à essence disposables,
  • 1 câble de bougie.
  • 2 ampoules led H4
  • 2 ampoules led 5 watts BA 21
  • 4 ampoules led 5/21 watts BA21
  • 6 ampoules led 3 watts BA9
  • 1 moteur d’essuie glace,
  • 2 jeux de balais d’essuie-glace
  • 1 démarreur,
  • 1 régulateur électronique.
  • 1 contacteur de feux stop 
  • 1 pare-brise impacté à deux endroits
  • 1 culasse, un tube de tige de culbuteur ayant subi un choc n’a pas apprécié que j’essaie de le redresser.
  • 1 barillet de serrure porte avant droite,
  • 1 carburateur chinois remplacé par un Solex re-conditionné et expédié en Fedex par Burton
  • 1 butée d’amortisseur arrière arrachée par une pierre sur la Dempster Highway
  • 1 système de fixation extérieur de fenêtre

Ces pièces étaient neuves au départ, je n’avais simplement pas choisi le bon fournisseur.

On trouve tout pour les 2cv de la plus petite rondelle au châssis, moteur ou caisse complète, malheureusement, trop souvent il s’agit de pièces pour véhicules roulant peu, bien loin de l’esprit d’origine et du cahier des charges de Pierre Boulanger.

Tranches de vie québécoises

Ptiket a besoin de nouveaux pneus arrières et d’une vidange. Nous trouvons son bonheur au garage Fitzback à Sainte Hyacinthe. André restaure des 2cv, mais pas que ….

André et Patricia nous proposent de rester chez eux cette nuit et vu le thermomètre on ne résiste pas trop. Ils nous préparent un « pâté chinois », plat typique québécois, sorte de sous-marin avec du maïs – délicieux.
Le soir André nous emmène à l’aréna de St Basile où il dispute un match de hockey sur glace. Il nous a bien expliqué les règles de base, ce qui nous permet de suivre le match qui se termine sur une victoire de « notre » équipe. Les équipes amateurs se partagent les temps de glace et ce soir le match commençait à 23h30. Ce n’est qu’à 2h du matin que nous regagnons un lit bien chaud dans leur jolie maison.

Les invitations/retrouvailles continuent … nous partons chez Nathalie et Rejean dans leur chalet au bord du Lac Rose en Lanaudière. Nous avions passé un bon moment avec eux en Martinique lors de notre tour de l’Atlantique et les avions revus en Ardèche chez René et Nicole.

Nous devons traverser le fleuve St Laurent mais ici plus de pont, il faut prendre un traversier.

La route qui mène au lac finit en piste et le soleil fait éclater les couleurs, enfin !

L’hiver n’est plus très loin et il faut sortir les quais de l’eau.

Le soir, nous sommes conviés à une fête d’anniversaire chez leurs amis de l’autre côté du lac et l’ambiance n’était pas triste ! Mon glossaire commence à bien s’étoffer … tabernouche !

Les Rocheuses Canadiennes

Arrivés au bout de l’Alaska Highway, nous longeons la Peace River qui nous offre un bivouac très tranquille.

Après Prince Georges, nous repartons vers l’est pour rejoindre Mount Robson, grandiose. 

La randonnée le long d’un torrent  nous amène au Berg Lake, un vrai miroir.

Au bivouac, nous changeons les 2 pneus arrières qui sont déjà en fin de vie au bout de 12000km. 

Nous changeons de province et nous voilà en Alberta pour traverser le Parc de Jasper/Banff.

La randonnée de Wilcox Pass grimpe rapidement jusqu’au point de vue, pile en face de ce panorama imprenable sur le glacier Athabasca.

Nous irons également au pied même du glacier.

Le lac Peyto

Jusqu’au bout, ce Parc nous aura réservé de superbes paysages.

La balise, quant à elle, est épuisée par tous ces km – nous en sommes à plus de 67000 – et ne veut plus s’allumer.  Plus de trace donc sur le blog jusqu’à ce qu’on trouve une solution.

Cassiar Highway

À Kitwanga, nous reprenons la direction du nord par la route 37. 

Plusieurs totems des « Native Nations » sont visibles dans les petits villages.

L’église de Kitwanga et son clocher déporté.

On profite d’un vrai camping pour faire la vidange de Pti Ket. Le temps tourne à la pluie.

2ème ours

Malgré la pluie, nous faisons un détour par Stewart et Hayder, petit bout d’Alaska. On passe donc la frontière dans les 2 sens dans l’après-midi. Nous espérions y voir des ours pêcher des saumons mais ils ne se sont pas montrés.

La pluie, le rdv raté, les montagnes dans le brouillard, nous sommes déçus et humides, on repart donc vers le nord.

Bear Glacier

Un ours par jour, nous en sommes à 3, uniquement des noirs, pas encore de grizzlis.

A ce stade du voyage, nous sommes à la même latitude que Ushuaia.  Mais ici la route continue, donc nous aussi.

Un mot encore à propos des moustiques. Ils sont moins nombreux que ce que l’on craignait, sortent surtout le soir et pour le petit déjeuner mais on arrive encore à les repousser, Pour l’instant nous appliquons des méthodes qui ont fait leurs preuves. 

Méthode 1, la bonne vieille spirale qui dégage aussi une odeur de lavande, comme à la maison

Méthode 2, l’enfumage. Un bon feu de bois, plus efficace avec du bois mouillé qui fume beaucoup. Parfume les vêtements « Senteur cochon grillé ». Sur la photo, Quentin porte une chemise collection « longues manches » de chez Walmart.

Méthode 3, la moustiquaire aux portes arrières et on les regarde essayer de rentrer

Et si tout ça ne suffit, on ferme les portes et on sort la tapette….

Vancouver


Ca fait déjà une semaine que nous sommes à Vancouver et nous n’avons pas vu le temps passer. Nous logeons dans la jolie petite maison de mon frère Frank et Sylvia. Leurs amis Mary & Lang nous prêtent leur appartement qui est juste au-dessus. Quel luxe !
A peine arrivés, Frank nous passe un de ses vélos et nous emmène faire le tour de Vancouver … 51 km … quasiment entièrement sur piste cyclable. Mais ça doit faire 4 ans qu’on n’est plus remonté sur un vélo et j’ai les ischions qui me transpercent les fesses et les cuisses qui surchauffent.


Le lendemain Quentin attaque la vidange et la remise en état de Ptiket dans le studio d’entraînement de Frank. Le ventilateur de refroidissement a perdu 2 pales et les tubes de la culasse droite sont morts. Heureusement ici aussi nous avons un fournisseur de pièces, Lionel Hondier de “2cv pour toujours”. Il nous procure une culasse d’occasion et un ventilateur neuf.

Remplacement du moteur des essuie-glaces qui a grillé bien qu’on l’ait très peu utilisé.


Pendant que Quentin désosse la deuche, je me charge de l’intérieur, des lessives dont les housses des coussins qui en ont bien besoin.


Vancouver est une chouette ville, agréable à parcourir, qui valorise le sport, on y mange bon et sain, et le climat est idéal en ce moment. On va rester encore quelques jours.

San Cristobal de las Casas

La ville se situe à 2200 m d’altitude. On l’a adorée ! Soleil toute la journée, fraîcheur le soir et la nuit. On se réveille avec 14 degrés. Quel bonheur !

Le camping est un peu en dehors de la ville mais on peut la rejoindre à pied sans problème.

Charmante, colorée, qui a su se moderniser sans perdre de son cachet. 

Nous en apprenons un peu plus sur le mouvement zapatiste qui a démarré ici en 1994. 

On teste nos premiers burritos et tacos mexicains. 

Seule déception, impossible pour l’instant de trouver de la Corona, il n’y a que de la Sol, Modelo ou Tecate. Mais on n’est pas encore partis !

Les habitants tressent les « rameaux » de maïs pour le dimanche saint.

Sans commentaire

Comme on est bien installés au camping, Ptiket a droit à sa vidange des 4000

Les Bomberos de Medellin

Toujours grâce à notre chère Kika, nous sommes accueillis et hébergés chez les pompiers volontaires de Envigado, dans la banlieue de Medellin. Ce point de chute improbable va nous permettre de récupérer chez Fedex le carbu tout neuf que Burton nous a expédié de hollande et de faire un entretien complet de la voiture. Seul le filtre à huile ne pourra être changé car nous n’avons pas réussi à en trouver et ce malgré les recherches du pompier MacGyver (c’est son vrai nom !).

Deux jours donc à vivre au rythme de la caserne, à observer l’entraînement des nouvelles recrues et des pompiers confirmés. On a beaucoup appris sur le matériel utilisé et même si la discipline est évidente, l’esprit reste bon enfant et l’ambiance très sympa. 

Ici les pompiers sont considérés comme des héros discrets, pas comme chez nous où des décérébrés s’amusent à les caillasser.

Traduction personnelle, perfectible….

Un pompier est quelqu’un qui éteint les incendies et aide les victimes d’accidents…mais c’est aussi quelqu’un qui est toujours disponible, qui court à la caserne un matin froid d’hiver suite à un appel qui annonce un désastre ou qui parcourt de longues distances à pieds dans la campagne en feu, suffocant sous le soleil estival.

C’est un père qui abandonne sa famille pour secourir une famille inconnue.

C’est un fils, dont la mère, à chaque fois qu’elle le voit quitter la maison en urgence, se dit intérieurement qu’elle le voit peut-être pour la dernière fois

C’est un homme qui répond aux sourires des endants parce qu’il a tenu dans ses bras un petit corps qui ne sourira plus jamais

C’est quelqu’un qui, tout en sachant que c’est impossible, espère toujours arriver avant la catastrophe 

C’est un héros anonyme qui se fiche de risquer sa vie pour lutter contre les éléments 

C’est quelqu’un qui se glorifie de donner sa vie pour une autre.

C’est quelqu’un qui, comme récompense, ne demande qu’un sourire ou un « MERCI », rien d’autre. C’est un homme qui connait la valeur d’une vie.

C’est un homme qui, résigné, pleure en silence, de ne pas pouvoir faire plus devant une tragédie humaine, sans comprendre les mystérieux desseins de Dieu

Un pompier n’arbore pas de médaille, n’agite pas de drapeau, n’exige ni admiration ni flatterie mais sait comment honorer un compagnon disparu

Le pompier ne parle pas de compagnonnage ou de travail en équipe, il le VIT !

C’est quelqu’un qui est un peu ange gardien, ami, frère, quelqu’un qui porte un uniforme sacré, celui de pompier volontaire.

Ca carbure plus …

En rejoignant les environs de Quito, on s’arrête dans une boutique pour acheter de l’huile moteur pour une nouvelle vidange. La charmante Maria nous fournit un bidon de 4l mais au moment de repartir, la batterie ne veut plus rien savoir. Maria, avec l’aide de son employé vénézuélien, sort son chargeur et branche PtiKet. Pendant que ça charge, on discute des délires des hommes d’état du continent et on se dit que le nôtre n’est pas si mauvais. 30’ plus tard, on peut repartir, muchas gracias, hasta luego ! 

Nous arrivons chez Arie où on va sans doute passer plusieurs jours. Nous sommes vendredi, Ivan, qui aurait un carbu à nous fournir, revient de vacances dimanche. 

En attendant, Quentin procède à l’entretien complet de PtiKet, jusqu’aux excentriques de freins arrières.

Dimanche soir tard, Ivan est bien rentré. Quentin a passé la journée à nettoyer notre carbu, à ébarber l’aluminium des venturis, à vérifier tous les passages d’air et à adapter au mieux cette vis de ralenti de cox qu’on avait trouvé au Pérou. 

Lundi matin Ivan nous confirme qu’il vient au camping avec le carbu. En attendant, on compte nos piqûres de moustiques sur les jambes. Quentin a gagné, il en a 25.

Fin d’après-midi on a le fameux carbu en main. La première impression n’est pas terrible mais on tente quand même de l’installer. Pas mieux que le nôtre. Ivan va en chercher un deuxième chez un copain, même résultat. Entretemps la nuit est tombée, on a sorti les frontales, il commence à pleuvoir, on remballe tout et on va manger un poulet/frites/riz ensemble. 

Mardi matin, Arie notre hôte, nous apprend qu’un pilote de ligne part des Pays-Bas dans quelques jours pour venir faire un trek ici. On lui demande si il serait d’accord de nous amener un carbu. Il répond ok sans hésiter. Notre ange gardien à Lyon qui avait déjà récupéré un bon carbu le lui envoie en express et si tout se passe bien nous le récupérons le 28 janvier. A suivre …

Pour ceux qui aiment les détails techniques, allez voir le FB de Quentin « Pti-Ket Toride »…

San Pedro de Atacama

Petite ville bohème, très touristique, à 2500m d’altitude, une oasis dans cette immensité désertique. Quelques ruelles en adobe autour d’une place principale ombragée et d’un jolie église.

            

Le camping a un peu d’ombre et on décide de remplacer les pneus (très)usés des roues de secours par des pneus neufs. On s’allège donc ainsi de 2 pneus du toit. Il nous en reste 6 neufs dont 2 sur jante.

Salta

Salta, véritable camp de base des voyageurs, venant du sud ou du nord. Nous retrouvons au camping quelques overlanders avec qui nous pouvons échanger et passer un bon moment… avant d’attaquer un nouvel entretien complet de Ptiket (20.000km) : vidange moteur et boîte, filtre à huile et à air, graissage, retour à l’allumage électronique, remplacement des roulements de la roue droite de la remorque qui étaient complètement rongés par la rouille.

Et surtout, changement des gicleurs du carburateur et de la pompe du chauffage. En effet, demain nous prenons la route vers le Chili et nous devons passer un col à 4.200m.

  

La température a chuté de 10 bons degrés et la visite de la ville est bien plus agréable. Le Museo de Arqueologia de Alta Montaña est extraordinaire car il expose 3 corps d’enfants retrouvés en 1999 en parfait état de conservation, tout en haut du volcan Llullaillaco, à 6.700m d’altitude . C’est actuellement le site archéologique le plus haut du monde. Les enfants étaient sacrifiés aux dieux, selon les rites incas. Autour d’eux, des centaines d’objets confectionnés dans des matériaux provenant des différentes régions pour sceller les liens entre les tribus de l’empire Inca.

                

On prend une grande bouffée d’oxygène et on croise les doigts pour que nous tenions le coup tous les 3.