Départ de Vancouver

La balise de tracking ne fonctionne plus depuis le 31 août. Le sav de Spot nous en expédie une neuve ici, bonne excuse pour rester encore quelques jours et faire un graaand tour en ville.

Visiter l’expo consacrée à l’oeuvre de Obey

La balise vient d’arriver mais il faut encore que Spot nous l’active. Nous reprenons néanmoins la route vers Halifax. La remorque reste définitivement ici, on a réussi à tout caser sur le toit. Plus de bidon d’essence, on fait le pari qu’il y aura suffisamment de stations services. Nous avons 2 pneus neufs en réserve, le démarreur et les plaquettes de freins sont changés. Plus que 6600km avant Halifax …

Lasqueti Island

Nous sommes de retour à Vancouver juste à temps pour fêter l’anniversaire de Frank. Une nouvelle décennie mérite bien un week-end spécial dans un endroit inattendu.

Il a invité 16 de ses amis/famille sur Lasqueti, petite île de 74km2 au large de la côte Est de l’île de Vancouver, dans le détroit de Géorgie.

Après avoir pris le ferry, nous arrivons sur l’île de Vancouver d’où nous reprenons un petit bateau pour Lasqueti.

Une île, sans eau courante ni électricité, si ce n’est des citernes d’eau de pluie et de l’energie solaire. Un petit paradis.

C’est dans la maison d’Alexa que tout le monde s’installe, dans les chambres ou sous tente.

Frank a planché plusieurs semaines sur l’organisation d’un week-end sportif et festif. Epreuves de nuit, kayak, paddle, vélo, chasse au trésor et même concours du plus haut tas de buches (ça nous rappelle la maison…), on s’est vraiment bien amusés !

Pour finir en beauté, nous quittons tous Lasqueti en zodiac, sous la pluie.

Organisation sans faille, bonne ambiance, grâce au savoir-faire de la vedette du jour, à Sylvia qui s’est occupée de l’intendance et à Alexa sans qui nous n’aurions pas pu découvrir cette île hors du temps.

Accessoirement, c’était aussi mon anniversaire….Ushuaia l’an dernier, Lasqueti cette année, et l’année prochaine … ?

Retour à Vancouver

Depuis quelque jours, nous devons gérer les excités du volant qui nous collent de près et klaxonnent très fort en nous dépassant parce qu’ils sont très énervés…!? Je crois que c’est ici que nous avons eu les pires situations sur la route. Comme quoi….

Nous retournons à Vancouver pour encore passer quelques jours avec Frank et Sylvia, avant d’attaquer la grande traversée d’ouest en est.

Pour ne pas rester sur les grands axes et ne pas refaire la route de l’aller, nous prenons la piste de Lillooet à Pemberton. 

Si la première partie est tout à fait roulable, la suite va nous donner des sueurs froides, à nous et à Pti Ket qui va devoir négocier des pentes à plus de 15%, en montée et en descente, sur une piste pleine de trous, de cailloux et de tôle ondulée. 2h pour faire 50km…

Mais quelle vue !

Voilà, la boucle Vancouver – Vancouver est bouclée, après 1 mois et demi et 14000km.

Les Rocheuses Canadiennes

Arrivés au bout de l’Alaska Highway, nous longeons la Peace River qui nous offre un bivouac très tranquille.

Après Prince Georges, nous repartons vers l’est pour rejoindre Mount Robson, grandiose. 

La randonnée le long d’un torrent  nous amène au Berg Lake, un vrai miroir.

Au bivouac, nous changeons les 2 pneus arrières qui sont déjà en fin de vie au bout de 12000km. 

Nous changeons de province et nous voilà en Alberta pour traverser le Parc de Jasper/Banff.

La randonnée de Wilcox Pass grimpe rapidement jusqu’au point de vue, pile en face de ce panorama imprenable sur le glacier Athabasca.

Nous irons également au pied même du glacier.

Le lac Peyto

Jusqu’au bout, ce Parc nous aura réservé de superbes paysages.

La balise, quant à elle, est épuisée par tous ces km – nous en sommes à plus de 67000 – et ne veut plus s’allumer.  Plus de trace donc sur le blog jusqu’à ce qu’on trouve une solution.

L’Alaska Highway (sud)

L’Alaska c’est fini pour de bon mais nous reprenons la fameuse Alaska Highway qui va jusqu’à Dawson Creek, au mile 0.

Premier arrêt dans la petite ville de Watson Lake, dont la renommée vient surtout de sa « Forêt de Plaques – Sign Post Forest ». En 1942, lors de la construction de la route, un ouvrier qui avait le mal du pays a cloué un plaque de son village sur un poteau. Depuis, tous les voyageurs qui passent par ici y laissent une trace, de la plaque de ville (certainement volée à la municipalité) au vieux couvercle en passant par le bout de bois gravé avec art. Il y en aurait actuellement près de 90.000.

La première tronçon de route se trouve dans les Rocheuses canadiennes. Magnifiques montagnes et lacs aux eaux colorées.

Question faune sauvage, nous avons eu la chance de rencontrer plusieurs spécimens. 

Nous sommes dans la région des bisons des bois (wood bisons). Les panneaux routiers nous alertent continuellement des risques de collisions mais pendant une bonne centaine de km nous devons nous contenter de constater qu’il y a effectivement pas mal de bouses de bisons au bord de la route.

Puis enfin les voilà, d’abord un seul, puis tout un troupeau dont certains membres se baladent au milieu de la highway.

Plusieurs ours noirs ont traversé en courant la route devant nous. L’un d’eux a déboulé des buissons, nous est passé sous le nez, Quentin debout sur les freins, et s’est enfuit de l’autre côté.  Au passage nous avons pu apprécier le soyeux de son pelage. Un autre s’avançait tranquillement, nous a vu, a hésité et est reparti d’où il venait.

Un grand renard roux et noir est aussi à notre tableau de chasse.

Au gré des aires de repos, nous sommes informés de l’histoire de cette route. Ce sont donc les militaires américains qui l’ont construite en 9 mois en 1942. Il fallait pouvoir amener le matériel militaire en Alaska par où les japonais menaçaient d’attaquer.  La guerre terminée, ce sont les civils qui ont repris tout le boulot pour la consolider, installer des ponts définitifs et enfin pouvoir l’ouvrir à tous les voyageurs. Des lodges ont été ouverts tout le long et aujourd’hui c’est grâce à ceux qui sont encore en activité que nous pouvons nous réapprovisionner régulièrement en essence. Malheureusement ils ne fournissent que de la « regular », 87 de taux d’octane, ce que Pti-Ket apprécie que moyennement. Nous le gavons donc avec du booster d’octane à chaque plein.

Haines – Skagway

Nous sommes revenus au Canada mais un petit bout d’Alaska nous tend les bras et on ne peut pas résister.

A Haines Junction, nous obliquons donc vers Haines. Alaska.

On croise d’abord le Kathleen Lake.

Ensuite ce sont les montagnes superbes

On traverse la frontière …. penser à changer l’heure…

Sur la rivière, ces drôles de nasses qui tournent avec le courant et ramassent les poissons

A Haines, nous prenons le ferry de 7h du matin (!) qui nous amène en à peine 1h à Skagway, toujours en Alaska

Skagway, c’est un peu Mickey au pays des chercheurs d’or.

Nous sommes au début du chemin infernal qu’on dû emprunter les prospecteurs pour arriver à Dawson City. Ici commence le “deadhorse trail” sur lequel sont morts (aussi) des centaines de chevaux, épuisés par les charges, le froid et la faim.

Voyant tous ces hommes agglutinés au début de la piste, le gouvernement canadien y a envoyé les premières troupes de police montée pour faire régner l’ordre

Summit Lake et la frontière canadienne

Cette magnifique route se termine à Carcross, anciennement Caribou Crossing….

Ses dunes ….

Et son lac émeraude

Retour au Canada

Les derniers jours en Alaska nous réservent encore de magnifiques paysages.

Thomson Pass

Worthington Glacier

Et nous revoilà au Canada.

Nous avions déjà aperçu 2 mooses mais celui-ci accepte aimablement de se faire photographier.

Le hasard aime vraiment plaisanter car au cours de notre première journée dans le Yukon, nous retrouvons Pablo, le motard colombien, Marie et Juan qui descendent à vélo en Amérique du Sud et que nous avions rencontrés à Delta Junction et les SiViaje, les argentins de Cordoba que nous n’avions plus vus depuis Astoria en Oregon.

Quant aux températures, elles ont bien chuté depuis 3 jours. Nous sommes passés de 30 degrés à 0 après un -4 pour notre dernière nuit en Alaska.

Kluane lake

Le ferry pour Valdez

J’avais réservé notre traversée par internet en indiquant que la voiture faisait 14 pieds de long (+/- 4m). Au check-in, la fille pense qu’on s’est trompés et que 14 pieds c’est trop petit. Elle insiste pour mesurer le véhicule. Résultat, ça fait 13 pieds et on me rembourse 1 dollar trop payé.

L’heure de départ du ferry est programmée à 13h30 et nous devons arriver à 12h30 au port. Nous nous baladons sur LA rue de la ville, une fois, deux fois, un petit coup d’oeil du côté de la marina et on finit par aller manger des tacos de saumon dans un café en face de la magnifique baie.

A l’heure dite, nous sommes sur le quai d’embarquement, en plein soleil, 28 degrés.

Ce n’est qu’à 15h que nous pouvons monter à bord (les derniers!). Je veux rien dire, mais les employés du ferry de Mazatlan au Mexique étaient quand même plus efficaces !

Heureusement la traversée est superbe, entre fjords profonds, îlots boisés, montagnes et glaciers.

Nous arrivons à Valdez vers 21h, direction un bivouac à 2km de la ville, au bord du fleuve.

A peine installés une voiture de police arrive. Mince, il va nous dire de déguerpir, surtout qu’à l’entrée du chemin il y a un panneau « no camping ». Je suis prête à lui raconter que comme le ferry avait 2h de retard, on n’avait pas trop le choix mais il s’intéresse tout de suite à la voiture, fait des photos et pose mille questions. Pour la peine, on lui montre le moteur et finalement je me fais confirmer qu’on peut rester ici sans problème. Il nous souhaite bon voyage et on peut aller se coucher, bercés par le clapotis du fleuve.

Whittier

Nous avons dû refaire une partie de la route aller pour entrer dans la vallée des glaciers qui mène à Whittier.

Nous suivons une rivière tumultueuse dans laquelle des centaines de saumons vont probablement finir leurs jours. C’est étonnant de voir le nombre d’espèces différentes qui se bousculent ici (rouge, argent, rose…). 

Nous sommes entourés de glaciers en sursis. La balade qui mène au Byron est chaque année de plus en plus longue et le glacier Portage n’est plus visible qu’en bateau.

Pendant la seconde guerre mondiale C’est l’armée américaine qui a fait de Whittier une base avancée pour acheminer du pétrole, des troupes et du matériel militaire.

Mais jusqu’en 2000, seul le train permettait d’y accéder. La difficulté résidait dans le fait qu’un tunnel avait été creusé seulement pour y poser des voies de chemin de fer. Depuis 2000, ce tunnel a été aménagé pour que les voitures puissent également l’emprunter, entre 2 passages du train.

Au bout du tunnel, le ferry pour Valdez.

La Péninsule de Kenai

Nous continuons vers le sud de l’Alaska, sur la Péninsule de Kenai, le paradis des pêcheurs qui squattent chaque lac, chaque coin de rivière.

Nous arrivons tôt dans l’après-midi à un bivouac sympa et Quentin en profite pour bricoler un circuit électrique improvisé qui permet de démarrer la voiture en touchant 2 fils au niveau du volant. On peut oublier la manivelle pour l’instant.

Ensuite nous longeons la côte qui fait face aux volcans de l’autre côté du bras de mer.

Enfin, nous arrivons à Homer, le bout de la péninsule.

Plus loin, ce sont les îles aléoutiennes. Mais là, il nous faudrait un bateau….