La Patagonie

Après 2 contrôles sanitaires pour s’assurer que nous n’avons pas de fruits et légumes, nous voilà en Patagonie.

Faute de coin sympa pour passer la nuit à Viedma, nous décidons d’abandonner la ruta 3 et de rejoindre la côte à El Condor.

 

Mais avant d’aller plus loin, Quentin détecte du jeu dans la roue de la remorque et à Viedma il change les roulements.

Nous tombons sur un magasin qui vend du SKF et nous pouvons en racheter pour en avoir toujours en réserve.

 

 

El Condor est une petite ville balnéaire, désertée en hiver mais dont les falaises accueillent la plus grande colonie de perroquets au monde. Comme c’est marée basse, nous pouvons avancer jusqu’au pied de la falaise et apprécier leur plumage ainsi que leur ramage assourdissant. Il y aurait près de 35.000 nids. 

    

Pour changer de la ligne droite et éviter les camions, nous continuons sur « el camino de la costa », qui comme son nom l’indique, longe la côte. La jolie route goudronnée se transforme rapidement en ripio, cailloux et sable.  Elle serpente entre les hautes dunes, longe la plage, coupe à travers la pampa. On admire les dunes, qui sont de plus en plus grandes, des passages sablonneux deviennent plus fréquents, là, on est carrément dans les dunes….. et on ne passe plus.

Un pêcheur nous confirme que la piste est bloquée et qu’il faut faire demi-tour, c’est-à-dire revenir à Viedma ! Pas le choix, mais on peut varier le plaisir en prenant une autre piste tout aussi caillouteuse mais qui ne fait que 100km au lieu des 130km que l’on vient de faire. Heureusement depuis quelques temps, nous avons un bidon de 20l d’essence dans la remorque et il nous sera bien utile.

        

De retour à Viedma, on fait le plein et on repart par la ruta 3 cette fois- ci.

Très longue journée mais une belle surprise nous attendait à Las Grutas… à suivre…

La Pampa

C’est accompagnés d’une tempête de vent et de pluie que nous commençons notre traversée de la Pampa. Le vent de côté chasse violemment la pluie qui s’infiltre par les interstices de la porte de Quentin. La deuche roule en crabe, Quentin tient fermement le volant pour rester sur la route tout en épongeant l’eau qui l’éclabousse par la fenêtre (fermée, je précise). Tout à coup, la route s’offre un virage et c’est à mon tour d’écoper. Tiens, ça me rappelle quelque chose…

Ces conditions météo ne dérangent en rien les nombreux camions qui doublent à fond nous arrosant au passage. Heureusement ça ne dure que quelques heures et arrivés à Tandil, la pluie aura cessé. Reste le vent qui nous glace mais notre petit chauffage nous permettra de passer une soirée confortable.

 

Tandil est une grande ville, réputée pour ses fromages et saucissons. Nous ferons le plein dans une très ancienne boutique.  

  

Nous reprenons la Ruta 3 et nous vivons une nouvelle expérience : rouler sur une route archi plate, toute droite et ne pas pouvoir passer la 4eme. La faute au vent de face. On roule à 50-60 km/h maximum. C’est encore loin Usuhaia ?

Les grandes plaines à perte de vue sont ponctuées de petites lagunes, de nombreuses vaches brunes et encore de quelques rangées d’eucalyptus.

    

Nous n’avons fait que passer par la grande banlieue de Buenos Aires, tentaculaire, sans fin mais ce fut l’occasion de rencontrer Claudio, le Président du Mehari Club d’Argentine. De cet échange très sympathique, nous repartons avec les coordonnées des membres du Club qui se trouvent sur notre route, jusqu’à Usuhaia et même au Chili. Plus rien ne peut nous arriver !

  

San Antonio de Areco

Après avoir passé le pont qui enjambe le Rio Parana de Las Palmas et sous lequel nous étions passé avec le cargo juste avant Zarate, nous nous dirigeons vers la ville qui perpétue la tradition des gauchos de la Pampa.

Nous nous installons dans le parc San Martin, au bord du rio Areco, lieux de détente des habitants. Il y a quelques stands de produits artisanaux en cuir, des saucissons et du fromage. Une gentille dame nous informe que ce soir à 21h, il y a la Peña à La Matera (lieu où se rassemblaient les gauchos pour boire le maté). Juste après le vieux pont, c’est une grande salle avec des longues tables où les habitants viennent passer la soirée et manger un bout. Par hasard, un jeune couple s’installe à notre table et il commence à nous parler français car il est d’ici mais habite à Villeurbanne !?!?. 

A 22h30, le groupe de 4 musiciens commence à jouer et tout le monde se lève pour danser des sortes de quadrilles folkloriques.

    

-> Vidéo de la Peña

Passé minuit, nous bravons le froid pour rejoindre notre bivouac et nous nous emmaillotons dans nos duvets. Ce matin, il fait 4 degrés (oui je sais,  vous vous êtes morts de chaud) mais le soleil nous réchauffe vite.

Nous parcourons les rues de cette paisible ville coloniale, ses vieux bâtiments, ses rues pavées, le chant de nombreux oiseaux.
Nous avons aussi l’occasion d’aller visiter le musée du gaucho qui retrace les origines et coutumes depuis le XVIème siècle.

      

 

    

La Ruta 14 – encore

Nous poursuivons notre route vers le sud. C’est par hasard que nous nous arrêtons pour la nuit à Curuzú Cuatí car le camping municipal de Mercedes était squatté par de nombreux fêtards.

Dans ce grand parc où des chevaux broutent l’herbe, un combi VW jaune est déjà installé avec à son bord un couple franco-argentin et leur petite fille. Ils sillonnent l’Amérique du Sud depuis un moment et nous refilent plein de conseils. Plutôt que d’aller se perdre vers Parana, Santa Fe ou Rosario qui craint un peu, nous décidons de tracer vers Buenos Aires en plusieurs étapes. L’une d’elle sera Colón un chouette petite ville avec des panaderías merveilleuses où on se gave d’empanadas, de medialunas et de pain con semillas qui change du pain caoutchouc que l’on trouve partout.

C’est ici aussi que nous porterons notre linge à la lavanderia et que nous ferons la première vidange au bord du Rio Uruguay. A ce jour, nous avons fait 4800km depuis notre départ de la maison et 3400km sur le continent américain.

 

Sur la Ruta 14, on trouve beaucoup de vendeurs d’oranges et de mandarines. C’est la pleine saison et ils les vendent par filets de minimum 5kg. Pas de soucis, elle sont délicieuses et ne coûtent pas grand chose. Il y a aussi le vent, bien de face. Mais il y a surtout les nombreux contrôles de police qui sont réputés pour leur sens de la corruption. Si on a de la chance, ils sont sur leur téléphone en train de surfer ou ils nous laissent passer en rigolant. Sinon, ils nous arrêtent, nous demandent nos papiers, veulent voir l’intérieur de la deuche, soulèvent les coffres, ouvrent la remorque et finissent pas nous demander combien on a d’argent et si on a des dollars. La stratégie est de mal comprendre ce qu’ils veulent et de ne leur donner que des copies des papiers. Mais cette fois-ci, il veulent le passeport original pour voir le tampon d’entrée dans le pays. Quand il me parle de dollars, je lui dit fermement qu’on en a pas. Quand on voit qu’ils ne savent plus trop quoi contrôler et que tout est en ordre, Quentin reprend les papiers des mains du policier, on referme tout sans attendre qu’ils nous disent que c’est ok et on repart en les laissant en plan et en leur faisant un grand sourire, Ciao !

Esteros del Iberá

Le parc Iberá a plusieurs points d’accès et nous choisissons d’emprunter la « ruta » 40 jusqu’à Colonia Carlos Pellegrini. Mais avant, il faut faire le plein à la toute dernière station avant la piste, car après il n’y aura plus rien. Pas de chance, à cette petite station il n’y a plus d’essence. Le pompiste, sympa, nous refilera 10l de sa réserve perso. Nous avions bien essayé d’acheter des bidons pour avoir une réserve mais c’est introuvable et à la place, ils suggèrent d’utiliser des bouteilles de coca… Sachant qu’on peut faire environ 300km avec notre petit réservoir de 20l, les 250 km qui s’annoncent ne devraient pas poser de problème.
On emprunte donc une piste de terre rouge qui longe rapidement une lagune, des prés inondés où pataugent des vaches et des chevaux.

        

Il faudra 3h pour faire les 140 premiers km et atteindre le village Carlos Pellegrini. Ici aucune des rues n’est goudronnée, asphaltée ou bétonnée. Ce n’est que sable et terre. Pas de réseau internet, pas de station-service mais quelques petites boutiques qui fournissent pain et alimentation de base. Nous nous installons dans un très joli camping, au bord de la lagune.
Ici les douches ne sont pas chaudes, elles sont bouillantes. C’est un feu de bois rougeoyant qui chauffe l’eau d’un ballon de 100l. Nous traversons à pieds le petit pont qui enjambe la lagune et sillonnons les sentiers mis en place pour observer la faune et la flore.

          

Des capibaras en pagaille, des cerfs des marais, des petits caïmans gris, une multitude d’oiseaux, un gros serpent dans un arbre. Il y aurait des singes hurleurs dans la forêt mais ils ne se sont pas manifestés.
Après s’être assurés auprès d’un gaucho qu’il ne pleuvra pas dans les prochains jours et donc que la piste restera praticable, nous décidons de rester dans ce petit paradis 1 jour de plus.


Pour rejoindre Mercedes, il n’y aussi que la piste. Il faut lancer la voiture pour qu’elle survole les ondulations, éviter les gros cailloux pointus, les trous mais aussi s’arrêter parce qu’un renard traverse la piste, une proie dans sa gueule, des vautours dépècent une carcasse, et puis là, une cigogne, oh un héron etc… Bref 3h pour faire les 115 km du jour, bien vibrés.

Retour vers le Sud

Nous étions partis un peu vite et après notre mésaventure mécanique, nous reprenons un rythme plus conforme à notre statut d’ »overlander ».

Nous sommes donc repartis vers le sud en prenant le temps de découvrir les petites villes devant lesquelles nous étions passés rapidement à l’aller. Montecarlo, Eldorado, Puerto Rico, Apostoles… L’occasion de rencontrer un propriétaire de camping bien sympathique, de recevoir d’un petit commerçant une bouteille de gaz dont il ne faisait rien et qu’on s’est empressés de faire recharger, de prendre un jour de repos au bord du tranquille Rio Parana, de croiser une petite cousine sud-américaine, de se balader dans les rues et sur la rambla de Posadas et aujourd’hui de faire la visite d’une coopérative de maté.

                

Las Marias est un des nombreux producteurs/exporteurs de la région. La visite qui a duré 1h30 nous a tout appris sur la culture du maté**, qui ne pousse qu’en Argentine, Paraguay et Brésil, uniquement en région sub-tropicale. Il diffère du thé par la forme de ses feuilles, son mode et temps de séchage, ses mélanges élaborés. Ils aiment comparer sa production à celle du vin.

    

Pendant ces quelques jours d’interlude, les passants n’ont pas manqué de prendre des photos de notre deuche et de la filmer. On commence à croiser des gens qui nous ont vus sur Facebook ! Walter, que nous avions croisé au Portugal l’été dernier à l’occasion de la Rencontre Internationale des Amis de la 2cv, nous a ajouté à 3 groupes Whatsapp qui pourront nous aider en cas de problème. Plusieurs invitations pour un « asado » ont été lancées et on espère bien avoir l’occasion d’en profiter.

C’est dire si notre voyage ne pourra pas se faire incognito….

 

**je précise que la visite était en espagnol mais que la guide était très claire et qu’on a presque tout compris.

L’aventure commence à la première panne

En sortant du Parc Iguazú, nous nous dirigions vers la frontière brésilienne pour aller voir de l’autre côté. Quand, dans une montée, la deuche se met à nouveau à hoqueter, on trouve in extremis un petit renfoncement dans une zone où il est interdit de se garer sur les bas-côtés à cause des animaux sauvages. On sort la trousse à outils, on ouvre le carbu, on vérifie les durites, on sort même le réservoir. La crépine est complètement rongée, on la change et on repart. Ça roule jusqu’à Puerto Iguazú et rebelote, dans la montée, obligés de s’arrêter définitivement. Quentin se poste en bord de route, sangle de remorquage en main pour tenter d’arrêter quelqu’un qui pourrait nous tracter. Les 2 premiers qui s’arrêtent n’ont pas de crochet de remorquage. Le 3eme sera le bon et il nous amène doucement à la station YPF à quelques centaines de mètres. Il est déjà tard, le bricolage, ce sera pour demain. Une douche (la plupart des stations service en sont pourvues) et au lit.

Ce matin, on attend un peu parce qu’il pleut par averses et puis le grand démontage commence. Pas facile de bricoler en étant interrompus par les passants qui veulent savoir d’où on vient, où on va et combien de km on va faire. A 13h, le diagnostic tombe, c’est la membrane anti-retour de la pompe à essence qui ne fonctionne plus. En cause, les solvants et les particules dans l’essence. On imagine déjà commander une nouvelle pompe et se la faire livrer à la station quand Felix arrive et nous dit qu’il peut nous en trouver une pour demain. « Bougez pas, je reviens vers 15h30 ». A 15h35, le revoilà. Il en a trouvé une pour 650 pesos, AHORA. Quentin monte dans sa petite Fiat Uno et revient 30´ plus tard avec une pompe neuve qui  s’adapte pile poil.

 

 

 

On remercie chaleureusement Felix qui nous laissera son nr de téléphone au cas où.

Quand tout est remonté, les mains lavées, on descend au centre ville pour vérifier que tout est ok et se remettre sur pied avec un bon steack et toute une bouteille de Malbec. On pourra dormir tranquille, même sous le réverbère du parking.

Las Cataratas de Iguazú

Lundi 23 juillet, le soleil est avec nous et à 9h, nous sommes à l’entrée du Parc National, classé au Patrimoine de l’Unesco. Des sentiers dans la forêt, très bien aménagés et des passerelles nous permettent de profiter des chutes, d’en bas, plus haut et en surplomb. Magique, sous toutes les coutures et crescendo jusqu’à la « gorge du diable » où le fleuve Iguazú tombe de 60 mètres dans un grondement sourd, créant un nuage de vapeur qui masque le pied de la cascade et embrume la vallée. L’eau dégringole à raison de 1700 m3/seconde. Juste les images…

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De Posadas à Iguazu

Le soleil est revenu. Le moteur est un peu brunâtre. Il va falloir y passer le karcher. On voit pas mal de « lavaderos » mais si on les laisse faire ils risquent de nous éclater le moteur. On trouvera peut-être un self quelque part. 

Nous entrons dans la région des « Misiones », vestiges de la présence des jésuites qui se sont appliqués à christianiser les indiens guarani. Les ruines les mieux conservées se trouvent à San Ignacio où nous nous arrêtons. Seuls les murs de pierres rouges et noires restent debout mais ça permet d’apprécier l’étendue du site. Quelques beaux frontons gravés. A l’extérieur, des indiens vendent des produits « artisanaux ».

  

C’est la région des plantations de thé maté. J’en ai acheté un paquet, je l’ai infusé, goûté et apprécié. Un peu amer mais avec un léger goût de réglisse. Pas mal.

C’est tout droit, tout droit, tout droit…mais maintenant la route ondule, ça monte et ça descend sans arrêt avec des côtes raides. Il faut systématiquement passer la deuxième pour arriver en haut. Des vraies montagnes russes. 

La nuit suivante sera froide, 4 degrés au petit matin dans la deuche et l’eau sur la remorque a gelé. Deux cafés et deux chipas avant de repartir.

Un argentin nous double en nous faisant des grands 👍 et reste à notre hauteur pour nous filmer avec son téléphone. Un peu plus loin, il continue à filmer, arrêté sur le bas-côté. 

Grosses scieries où ils valorisent le pin et le bois d’araucarias (?)

Des vendeurs en bord de route nous fournissent pour quelques pesos ananas, mangue, tomates, mandarines, salade, carottes.

Ce soir nous sommes à Puerto Iguazu dans un camping où les figuiers sont immenses et les douches tièdes. 

Demain on attaque les chutes !

Ruta 14

Jeudi 19 juillet 2018, nous quittons Federacion dans le brouillard. Nous sommes dans la région « Entre Rios », entre le fleuve Uruguay et le fleuve Parana.

La Ruta 14 est longue, longue, longue. Les véhicules roulent très vite, coupent les bandes jaunes doubles, dépassent sans aucune visibilité.

Quand tout à coup le moteur hoquette. On est obligés de s’arrêter sur le bas côté, pas très safe. La deuche bouge à chaque passage de camion qui nous frôle. Quentin ouvre et nettoie le carbu, les gicleurs, sûrement une crasse dans l’essence. Mais du coup la pompe a désarmorcé et il faut purger le circuit. Une petite heure plus tard, on peut repartir, un peu tendus.

On arrive à Yapeyú mais il fait presque nuit et on va direct dans un petit camping municipal gratuit. Le terrain est en pente et pour avoir un peu de plat, on descend jusqu’au bord du fleuve Uruguay. C’est super, 3 chevaux tondent, sanitaires vétustes mais propres (eau froide). On range tous les outils qu’on avait jetés en vitesse à l’arrière et on se fait une petite tambouille.

Vers 5h du matin on constate qu’il pleut mais comme il fait nuit, on ne bouge pas. A 7h on se dit qu’il pleut vraiment fort et au premier éclair, suivi d’un coup de tonnerre on se dit qu’il faut bouger. Terrain en pente, orage, fleuve, le tableau n’est pas réjouissant. On remballe tout et on se lance, un peu à l’aveuglette, dans le noir, au travers des gouttes. C’est bon on est en haut et on va se garer devant l’église en attendant que le jour se lève. 

8h nous partons à la recherche d’un café pour desayunar. Arrive une 2cv fourgonnette blanche ! Un gaucho en sort, gourde de maté à la main et n’en reviens pas de voir notre deuche. La sienne date de 1979 et elle fait bien son âge. 

Un autre hombre nous dit d’aller visiter le temple juste à côté. Yapeyú est toute entière dédiée à perpétuer la mémoire du Général San Martin, LE Libérateur du Chili, du Pérou et de l’Argentine au 18ème siècle. C’est ici qu’il est né et il est mort en exil à Boulogne-sur-mer….Dans le temple en question sont conservés des morceaux de murs de sa maison natale.

    

Avec tout ça, toujours pas de petit déjeuner. A La Cruz, à quelques km nous prendrons 2 cafés et 4 croissants (pas mauvais) pour 4€.

Le Brésil est juste de l’autre côté du fleuve. A Santo Tomé, la route provinciale est toute neuve, super. Mais les 20 derniers km ne sont que boue et tôle ondulée. 30 km/h maximum. A la sortie, la deuche est toute brune.

  

Dans une petite boulangerie de Gobernador de Visoroso, nous mangerons des empanadas de poulet, accompagnés d´une Stella Artois !

Ce soir nous sommes dans le champ de Marcello à Posadas, qui propose des douches chaudes (des vraies) et du très bon wifi. La pluie vient de s’arrêter.