El Salvador – Guatemala

Ce passage de frontière est l’un des plus simples que l’on ait eu en Amérique Centrale.

La sortie du Salvador ne prend que 30´. Même pas besoin de la copie du titre d’importation du véhicule. Il y a tellement peu de monde que les douaniers se débrouillent sans. 

Pour rentrer au Guatemala, après avoir passé le pont, je change des dollars en quetzals car il faut payer un droit de circuler à la banque et uniquement en cash.

Le douanier qui remplit péniblement le document adore la voiture et ressort de son bureau plusieurs fois pour soi-disant vérifier un renseignement sur la deuche. Pendant qu’on attend, c’est le défilé de selfies.

Le douanier finit par nous apposer un autocollant sur le pare-brise avant de prendre plusieurs photos et de nous souhaiter bon voyage.

Santa Ana et la Ruta de las Flores

Pour rejoindre Santa Ana, nous longeons le lac Coatepeque, un cratère de 16km de diamètre. Plusieurs volcans se dessinent à l’horizon un peu brumeux.

Nous avons plusieurs fois été mis en garde concernant les problèmes de sécurité au Salvador. Si nous n’avons jusqu’à présent eu aucun problème de ce genre, nous observons qu’il y a vraiment beaucoup de gardes armés devant chaque commerce, dans les stations d’essence, sur les parkings des supermarchés, aux miradors le long de la route. Nous croisons des pick-ups remplis d’hommes en treillis militaire, armés et dont le visage est masqué par des foulards noirs. Dans les parcs publics, des panneaux interdisent les armes à feu. Pour boire un café, il faut sonner pour que quelqu’un vienne ouvrir la grille. Même si on veut rester positifs, il règne malgré tout une atmosphère qui n’incite pas trop à la flânerie.

Nous visitons néanmoins Santa Ana,  la 2eme ville du Salvador, son théâtre, sa cathédrale, son palais municipal dans le jardin duquel trône un Manneken Pis en bronze !?? Nous n’avons pas d’explication…

Nous parcourons aussi la Ruta de Las Flores et ses petits villages aux rues pavées et ornés de jolies peintures murales.

Le week-end à Juayua, une multitude de petits restaurants envahissent les rues et servent de copieux plats typiques. Sous les crevettes et le poisson frit, il y a, en plus du riz, des pupusas, des pommes de terre et une demi carotte de maïs.

Demain,c’est Guatemala !!

Playa Palmarcito

Avant de quitter la Playa Cuco, nous prenons le temps de coller du film teinté sur les vitres latérales avant de l’auto en espérant que le soleil nous cramera moins les avant-bras. 

Puis nous continuons la petite route de côte mais sans aucune vue sur la mer car tout est privé et caché par de hauts murs. On remonte donc vers une route plus roulante.

En milieu d’après-midi nous arrivons à la Playa Palmarcito, moins courue que El Tunco.

Le plaisir de notre voyage c’est de pouvoir décider de rester et de ne rien faire. Nous sommes dans un petit hostal à 100m de la plage de sable noir. Les hamacs, la piscine, l’ambiance calme et sympathique des autres guests, tout nous incite au farniente.

Mais avant il faut d’abord inverser sur la jante le pneu de la roue arrière droite qui ne s’use que d’un côté à cause du fort vent latéral, comme en Patagonie (sauf qu’ici le vent est brûlant). Pendant ce temps, j’alimente le blog, pour satisfaire nos nombreux fans..;-)

Pour construire les Palapas, ils récupèrent les feuilles de palmiers qui encombrent les jardins alentours.

Nicaragua – Honduras – El Salvador

Avant de quitter le Nicaragua, nous visitons rapidement quelques villes du nord

Masaya et son vieux marché 

Estelli

Pour finir la journée au canyon de Somoto. Mais comme toute cette partie du pays, le canyon est archi-sec et manque un peu d’intérêt.

Nous ne sommes qu’à quelques km de la frontière et à 8h30 du matin, il n’y a pas grand monde.

Pour une raison obscure puisque nous quittons le pays, ils font passer la voiture dans un scanner géant. 1h pour faire les formalités.

Pour entrer au Honduras, l’immigration nous demande de payer l’équivalent de 35$ mais en monnaie locale, le Lempira. Comme nous sortirons du pays dans la même journée, je n’avais pas prévu d’acheter des Lempiras. Heureusement des changeurs de monnaie trainent dans le coin et je peux changer juste ce qu’il faut.

Après vérification de nos vaccins fièvre jaune, on passe à la douane. Là il faut 3 photocopies de tout. Pas de problème, j’ai tout prévu. Oui mais il faut aussi la photocopie du tampon d’entrée dans le pays.

Pas le choix, il faut aller dans une petite cabane en bois où une vieille Kyocera étouffe sous la poussière.

Encore 2 contrôles et on entre au Honduras. Mais ce n’est pas fini car il faut aller faire tamponner un des papiers à un poste 5km plus loin où des chauffeurs poids lourds attendent que la fonctionnaire ait fini son café. Il fait 35 degrés, sans ombre. Un chauffeur sympa nous cède sa place car en général les (rares) touristes passent après tout le monde au risque de devoir dormir sur place.

Au bout de 2h, tout est ok. On fonce vers la frontière suivante. Le soleil est écrasant, le vent est chaud, les paysages sont voilés. 

En début d’après-midi on ressort du Honduras et on entre au Salvador, sans rien payer et sans tracas.

Encore 2 h de route et enfin on arrive dans un petit havre de paix à la Playa Cuco, chez Adela, avec douche, accès direct à la plage et pour diner, ses fameuses pupusas (galettes de pâtes de maïs ou riz, fourrées à tout ce qu’on veut, façonnées à la main).