Chiloé – El Muelle de Las Almas

Nous avons donc repris le bac pour la Grande Ile et bivouaqué vers Cucao, au bord d’une petite rivière qui se jette dans l’Océan Pacifique.

Là commence aussi notre cauchemar. La piste est comme d’hab’ sur-gravillonnée et les pentes atrocement raides. On en monte 2 de justesse et on en descend 2 autres vertigineuses. Arrivés au site, on profite de cette petite randonnée magnifique vers la pointe Pirulil, sans trop penser au retour. Mais le Tempilkawe devra attendre pour emporter nos âmes vers le ciel. On a encore trop à faire ….

          

2h plus tard, on prend les mesures qui s’imposent ; on vide les 20l d’essence de la remorque dans le réservoir, on met le bidon d’eau de 10l à mes pieds, on retire 500gr à chaque pneu avant pour qu’ils rebondissent moins, dans la camionnette, on recentre les charges vers l’avant, on vérifie le niveau d’huile, on fait chauffer le moteur et on se lance. Nous avons atteint le haut des 2 montées en question en louvoyant, comme des cyclistes à bout de force, en croisant les doigts pour que personne n’arrive en face. On est sauvés mais tous les crampons des pneus avant sont déchiquetés. Nous les changerons à l’occasion de la prochaine vidange, sans doute à Mendoza.

 

  

Chiloé – Isla Quinchao

A Dalcahue, nous déjeunons dans un bâtiment en bois sur le port où plusieurs petits stands proposent des produits de la mer. La mamy du stand nr 6, nous sert un délicieux saumon et une cassolette de fruits de mer, que nous dégustons tout en regardant la marée monter.  Ici le marnage peut attendre facilement 7m.

      

Ensuite nous prenons le ferry pour rejoindre l’île de Quinchao. Tout en longueur, des pâturages, des petits hameaux, des églises classées et un super bivouac au bord de la mer, avec vue sur les sommets enneigés de Patagonie.

          

 

Mais le lendemain, à peine partis, nous devons nous plonger dans le moteur de Ptiket car une fois de plus, l’essence n’arrive pas au carbu.

Nous avons pu nous arrêter en haut d’une de leurs diaboliques côtes, juste à côté d’une petite chapelle qui ne nous a pas été d’un grand secours. C’est plutôt avec la pompe à pied que nous avons débouché la durite du réservoir. Mais ça n’a pas suffit. Nous avons ensuite dû déposer le réservoir pour sortir le plongeur et le filtre et biseauter le bout du tube pour éviter que la crépine ne fasse clapet. Trois fois nous avons rangé les outils et nous nous sommes lavé les mains, trois fois nous avons dû nous y recoller. La 4ème fut la bonne, pourvu que ça dure. 

 

Nous poursuivons jusqu’à Anchao et son marché aux poissons.

  

Comme le beau temps se maintient, nous décidons d’aller voir El Muelle de Las Almas, un peu plus au sud.

Chiloé : de Quellon à Castro

5h de ferry pour arriver au sud de la Grande Ile de Chiloé. Nous sommes toujours au Chili, sans tout à fait y être. Nous avons traversé un vortex vers une autre dimension. Collines verdoyantes, forêts denses, lacs d’un bleu profond. De la couleur. 

  

A Quellon, notre port d’arrivée, nous sommes au km 0 de la Panaméricaine, la Ruta 5. 

Les distances sont courtes, nous prenons le temps d’admirer l’architecture chilote, en bois de cyprès. 16 églises réparties sur cet archipel sont classées au Patrimoine de l’Unesco. 

  

 

CHONCHI

      

A Castro, nous découvrons les « palafitos », ces maisons de bois sur pilotis et très colorées.

        

Nous sommes rapidement contactés par le Citroclub Austral qui nous met en relation avec Marcelo, heureux propriétaire d’une 2cv rouge version française et qui nous accueillera comme des rois.

Nous voilà rechargés et impatients de découvrir la suite.

De Rio Mayo à Chaitén

Après avoir changé le pneu de la remorque, nous faisons une longue étape de transition qui passe par Gobernador Costa aux maisons fanées, Esquel, gare d’arrivée de la «  Trochita » (vieux train à vapeur encore en activité) et Trevelin où nous retrouvons la trace des migrants gallois et leur pelouse verte au milieux des rues poussiéreuses. Ce jour-là nous avons eu notre plus belle journée avec plein soleil et 20 degrés.

        

Un peu avant Futaleufu, sur la 259, nous repassons au Chili. Les douaniers commencent à faire la tronche en voyant tous nos tampons d’entrées/sorties mais ne disent rien.

Nous longeons la rivière Futaleufu, très technique pour les rafteurs et nous dormons sur une de ses berges. Il gèle encore la nuit.

    

Quand nous remontons sur la Carretera Austral, nous passons par le petit village de Villa Santa Lucia qui a été dévasté par une énorme coulée de boue début 2018. Les maisons à moitiés ensevelies, les camions tordus, les arbres déracinés, tout est encore là comme si c’était hier. Une partie du village n’a pas été touchée et ils ont mis tous leurs efforts dans la reconstruction de la route pour assurer l’unique passage. En remontant vers le Nord, nous longeons ce paysage apocalyptique, la montagne, normalement très boisée, n’est plus que cailloux et terre. Ca laisse un froid….

  

Ensuite c’est de la bonne route jusqu’à Chaitén où nous prendrons le ferry pour Quellon sur l’île de Chiloé. Il n’y en a que 2 par semaine et nous devons attendre 2jours pour le suivant. Nous voulions profiter de ce délai pour grimper sur le volcan qui a détruit la ville en 2008 mais il pleut et nous devons nous contenter d’un repos forcé sur la plage de sable noir de Santa Barbara.

La Carretera Austral

 

3 jours sur cette route mythique mais très usante pour PtiKet.

 

 

 

Après une halte à Puerto Rio Tranquilo, nous traversons des paysages alpins, des grands pâturages verts avec des vaches rousses, blanches et noires, des sapins.

  

Puis nous roulons quasiment dans le lit du Rio, entre les montagnes.

La piste en elle-même n’est pas trop mauvaise et ondule gentiment mais elle est aussi remplie de nids de poule.


Pour y remédier les chiliens engagent des travaux colossaux de réfection mais nous obligent de fait à rouler sur des tas de cailloux (pas des graviers, du ballast).

Une partie de cette portion, un peu avant Villa Cerro Castillo a même été fermée de 13h à 17h. A cause de l’état de la route, nous sommes arrivés à 13h10 et le gardien ne nous a pas laissés passer. Attention, tirs de mines…

On n’a plus qu’à attendre, heureusement on est chez nous et on peut manger et se faire une tasse de café. A 17h on repart mais re-belote 2km plus loin. On doit attendre 15´.

5km plus loin, re-re-belote et ainsi de suite jusqu’à Villa Cerro Castillo où nous n’avons plus qu’à passer la nuit vu l’heure tardive.



Le lendemain, c’est sur du velours (du béton) que nous roulons jusqu’à Balmaceda et que nous sortons du Chili. Mais au km suivant, c’est l’entrée en Argentine et nous voilà repartis pour 120 km de ripio qui aura la peau du pneu droit de la remorque juste à l’entrée de Rio Mayo.





De Perito Moreno à Puerto Gaudal

Nous quittons Perito Moreno par l’ouest pour aller nous frotter à un bout de la Carretera Austral. Mais avant, il faut que nous fassions notre 6ème passage de frontière. C’est entre Los Antiguos et Chile Chico que nous quittons l’Argentine pour entrer au Chili. Ces formalités se suivent mais ne se ressemblent pas. Ici, le Chili a passé nos sacs au scanner et 2 douanières ont tout scruté dans la voiture, tout ouvert, vérifié que les oeufs étaient bien durs, regardé dans la remorque et jusque sous le capot ! 

La piste qui longe le Lago Buenos Aires traverse un paysage volcanique sublime. Tiens, un arbre avec des feuilles… Ah oui, il parait que c’est le printemps….

    

Des chevaux broutent dans des prairies vertes.

Pour notre premier bivouac, à peine abrité du vent, nous surplombons la laguna verde, qui porte bien son nom. Il gèlera encore cette nuit.

 

 

Au petit matin, je m’aperçois qu’un zorro gris me regarde me laver les dents.

  

Depuis que nous sommes au Chili le 2eme plus grand lac d’Amérique du Sud s’appelle Logo General Carrera. On roule à 20km/h mais on s’en fiche, on se régale même si la plupart des montées doivent se faire obligatoirement en 1ère. 

        

Attention, chutes de pierres et c’est pas de la rigolade !

  

En début d’après-midi nous arrivons à Puerto Gaudal, jolie petite ville paisible. Le vent est un peu tombé, le soleil est à fond, nous pouvons nous détendre et passer la nuit au bord du lac.

  

La route est jalonnée de rencontres. Ici c’est avec un couple germano-chilien, Laura & Pablo, que nous partageons une amitié fugace car eux partent vers le sud.

Fiesta de la Patria à Puerto Natales

C’est sur la Plaza de Armas Arturo Prat qu’a lieu la commémoration de l’indépendance du Chili. Présentation des différentes armes de l’armée chiliennne, remise de médailles aux plus méritants, salut des gauchos à la municipalité, démonstration de danses traditionnelles qui nous rappellent notre soirée à San Antonio de Areco, le 4 août dernier. Même les édiles descendent de la tribune officielle pour aller faire quelques pas avec les danseurs. En clôture, le défilé des forces armées et des secours comme les bomberos qui passent dans leurs camions, toutes sirènes hurlantes.

            

Le soir, c’est asados où nous nous « régalerons » d’un choripan accompagné d’un Terremoto (vin blanc fermenté, glace ananas, grenadine).

Grâce à notre Ange Gardien, nous avons pu profiter de 2 nuits à l’hôtel avec vue sur le Golfo Almirante Montt. Cela fait quand même 65 jours que nous dormons dans notre courageuse deuche, notre dernier passage dans un camping date de 18 jours, notre dernière douche de 6 jours, notre dernière lessive de 8 jours…et Quentin a renversé sa tasse de café sur les matelas…. 

Demain nous reprenons la route vers El Calafate et le Perito Moreno

Le Parc National Torres del Paine

Avant de quitter Puerto Natales, nous faisons le plein d’essence et remplissons les 2 bidons de 10l en réserve car il n’y aura aucune station et nous devons pouvoir circuler un peu dans le Parc aussi. 

C’est sous des trombes d’eau et une tempête de vent (c’est plus fort que vent fort) que nous entrons dans le Parc par la Laguna Amarga. Le garde nous indique les 4 seuls endroits où nous pouvons rester dormir et nous fait payer 1/2 tarif vu la saison. La piste est sinueuse, caillouteuse et très pentue. Tout à coup, une rafale de vent soulève les cailloux de la piste et les projète sur la voiture. Ils volent comme des fétus de paille et provoquent un gros impact en plein milieu du pare-brise. 

          

Nous arrivons péniblement à Zona Pudeto mais ce qu’on a pu voir du paysage entre 2 coups d’essuie-glace a l’air magnifique. C’est ici qu’on pensait passer la nuit, devant le lac Pehoé, mais on voit littéralement arriver la rafale sur la surface du lac qui emporte ensuite la terre et nous crible de projectiles. Ok, ce sera pas ici. Nous continuons alors jusqu’à Las Carretas où il y a une maison de gardiens et un petit musée explicatif. Ouf, ici c’est plus calme et les baños sont chauffés.

Le lendemain, le vent est bien moins fort et le soleil finira par dissiper le brouillard. Nous allons jusqu’au Lago Grey. Pour y accéder, il faut emprunter un petit pont suspendu au-dessus du rio Grey. Le lac est alimenté par un glacier avec de gros blocs de glace bleutés qui dérivent à sa surface pour s’échouer sur la plage de gravier noir. Ils sont à portée de mains. Le site est magnifique. D’autres sentiers partent de cet endroit mais ils ne peuvent être empruntés qu’avec un guide …

    

Après avoir déjeuné face au glacier, nous reprenons la piste vers notre bivouac raté d’hier. Dans ce sens, nous faisons face aux pics pointus alors qu’ils sont complètement dégagés.

      

Quelle chance ! Ca ne doit pas arriver souvent. Plus on avance et plus on se rapproche et ce soir nous dormirons quasiment à leurs pieds, face au lac Pehoé qui est beaucoup plus serein qu’hier. Quentin entreprend de décrasser la voiture avec l’eau du lac tout en discutant avec un couple d’oies sauvages peu farouches.

Au 3ème jour, l’eau du lac est comme un miroir, c’est le calme plat mais il ne fait qu’un tout petit degré. Nous partons sur le sentier qui nous mène d’abord au Salto Grande et au bout d’une heure au bord du lac Nordenskjöld, au mirador Cuernos. En 2011, 170km2 du Parc ont été dévastés par un incendie provoqué par un touriste qui voulait faire du feu. Il ne reste plus que des troncs morts, blanchis comme les os d’un squelette de guanaco. 

          

Nous revenons à l’auto juste avant qu’il ne commence à tomber de la neige fondante. 

Au 4ème jour, on se réveille avec 7cm de neige !! On va voir l’employé du parc qui loge à côté pour lui demander si il va neiger toute la journée ; « oh, non, dit-il, c’est plutôt de la pluie »… Ah chouette… « Mais si il y a un coup de froid, ça peut devenir de la neige… » Ah bon ! Vous pensez qu’on peut rouler jusqu’à la sortie du Parc ? « Oui pas de souci, ça passe ! ». Pas vraiment convaincus, on décide de partir pour ne pas être complètement bloqués.

    

Au premier raidillon, on arrête de rigoler et on met les chaînes (merci Michel Ehald !). On avance pas trop mal, juste les montées sont un peu rock’n’roll. On pousse mentalement pour pas devoir sortir pousser et ça passe.  On aura vraiment vu le Parc sous tous ses aspects.

  

Les guanacos eux s’en fichent de la neige.

Une fois sortis, c’est denouveau de la neige fondante, nous pouvons enlever les chaines et nous repartons vers Puerto Natales pour participer à la Fête de l’Indépendance du Chili qui a lieu demain, le 18 septembre.

De la Tierra Del Fuego à la Ultima Esperanza

Nous sommes passés par des régions très reculées et dans des villes où le wifi est plutôt lent, ce qui explique que je n’ai pas pu mettre d’article sur le blog depuis un moment.
Voici le récit de ces derniers jours.

Plus de 200km de route nous attendent pour rejoindre Porvenir, dont 100km de piste. Le vent ne va pas nous aider et nous devons repasser la frontière à San Sebastian pour entrer au Chili.
Finalement la route n’a pas été trop mauvaise et nous arrivons à Porvenir en milieu d’après-midi.

  

On est un peu étonnés du nombre de gens qui veulent prendre la deuche en photo. En Argentine, oui, mais au Chili ils sont quand même moins fans. Un fermier dans un gros 4×4 finira par nous expliquer qu’ils nous a vus à la télé de Ushuaia !!

Je retire 300.000 pesos au distributeur de billets. Non, je ne pourrai pas m’acheter un hôtel avec cette somme, ça ne représente qu’un peu plus de 300€…
On pensait rester une nuit ici mais la ville, quoique joliment colorée, n’a d’autre intérêt que son ferry qui rejoint Punta Arenas et nous pouvons encore prendre le bateau de 18h. La traversée du détroit de Magellan dure environ 2h et c’est de nuit que nous débarquons.

          

Pas de camping à Punta Arenas, il pleut, le vent souffle fort (j’ai l’impression de rabâcher à propos de ce vent), donc dans l’urgence, nous nous garons sur une petite place.

Le lendemain, nous parcourons la ville à pieds. Rien de très particulier si ce n’est les fantômes des grands navigateurs qui sont passés par ici avant de partir explorer plus au sud, comme D’Urville, Amudsen ou De Gerlache sur son Belgica. Le bord de mer est agréable et des cormorans impériaux se prélassent sur les restes d’un ponton en bois.

     

Au moment de reprendre la voiture, nous retrouvons le pneu de la remorque à plat. On le remplace par la roue de secours. On s’apercevra plus tard que le pneu n’est pas crevé et qu’il a sans doute déjanté faute de pression suffisante. Maintenant il est équipé d’une chambre à air.
La nuit suivante nous la passerons au Nord de Punta Arenas, dans un parc en bord de falaise. Comme d’habitude, nous sommes seuls et on voit des lièvres courir d’un bosquet à l’autre.

C’est dans un routier au bord de la Ruta 9 que nous pourrons enfin prendre une douche. C’est une épicerie qui fait aussi resto et douches à 2€.

La route pour Puerto Natales est terrible. Nous roulons en crabe et passons parfois sous la barre des 50 km/h. Usés, nous nous arrêtons à Villa Tehuelches pour prendre un café. 3 rues, une école, une bibliothèque et un rodéo ! Le patron du café est un vrai gaucho mais ici c’est le mouton qui règne sur la steppe.

    
Il faudra puiser dans nos réserves d’essence pour finir les derniers km jusqu’à Puerto Natales.
Les 2 seuls camping de la ville sont fermés. On passera donc la nuit pas loin de la gare routière pour profiter des baños. Il fait froid, une pluie fine nous glace, tout est très cher ici, le moral est aussi bas que les nuages. Mais quelqu’un nous a dit qu’on n’avait pas le droit de se plaindre alors on met sa cagoule, ses moufles et on part vers le Parc National Torres del Paine.

    

L’île de la Terre de Feu

Une dizaine de km avant la frontière, nous faisons un petit détour pour aller voir la Laguna Azul. En fait de lagune, il s’agit d’une caldeira double dont l’une forme un petit lac.  C’est magnifique mais il faut être motivé pour en faire le tour car le vent nous empêche littéralement d’avancer. On tient à peine debout.

  

Les formalités de sortie d’Argentine et celles d’entrée au Chili se font dans le même bâtiment. En 45 minutes tous les papiers sont faits et il ne reste plus qu’à passer la deuche au contrôle sanitaire. Nous ne pouvons rien importer de frais. Nous avions donc avalé toutes nos provisions à midi et cuit nos oeufs durs. Les douaniers font tourner leur chien renifleur autour de l’auto et ensuite le font chercher dans la chambre, la cuisine et le salon. Il est mignon le chien mais en attendant il laisse des traces de pattes sur les coussins ! Comme il ne trouve rien, les douaniers nous laissent passer.

Nous voilà donc au Chili. 

  

Quelques km plus loin, C’est à Punta Delgada que l’on prend un petit ferry qui nous fait traverser le détroit de Magellan par mer agitée. Voilà que l’auto est salée maintenant !

  

20 minutes plus tard, nous débarquons sur l’île de la Terre de Feu.

Pourquoi ce nom ? Les Selk’nams, premiers habitants de l’île, ne portaient pas de vêtements et faisaient constamment de grands feux pour lutter contre le froid. Ce sont ces nombreux feux que voyaient les navigateurs/explorateurs qui leur ont inspiré le nom de l’île.

La route chilienne 255 est très bonne et nous arrivons à Cerro Sombrero, petite ville de 900 habitants créée dans les années 50 pour les ouvriers du pétrole et leur famille. Juste une station essence, un petit magasin et un office du tourisme au top qui nous explique que la municipalité met à la disposition du voyageur de passage des sanitaires chauffés et  gratuits..

Excellente nuit sans vent mais avec du gel.

  

Le lendemain, nous repartons avec beaucoup d’espoir. L’employé de l’office du tourisme nous a fortement conseillé d’aller au Parc Pingüinos Rey. Ça ne nous fait qu’un petit détour de 30km. On tente le coup. Ils sont là !! Bon c’est vrai, ils ne sont pas des milliers, mais ce sont des Manchots Empereurs. On n’en espérait pas tant ! Ils sont en pleine parade amoureuse et il y a quelques juvéniles qui n’ont pas encore mué. Tout ça dans un site magnifique, sans vent, plein soleil, mais quand même un peu frais. A la sortie du parc, on s’installe pour déjeuner. 3 copains français en vacances passent par là et on discute. L’un d’eux est ardéchois … 

  

Après cette rencontre inattendue, nous repartons vers San Sebastian, nouveau poste frontière. La sortie du Chili se fait en 10 minutes et 15km plus loin on repasse en Argentine. Immigration, douane, réimportation temporaire du véhicule. Au moment de passer par le service sanitaire, nous nous souvenons que nous avons acheté du jambon et qu’on ne l’a pas mangé. Mais le douanier sort de sa guérite et est enthousiaste à la vue de notre « citroneta ». Du coup on lui fait la visite version courte et avec un grand sourire, nous dit que tout est ok, buen viaje ! 

  Sortie du Chili

  Entrée en Argentine

Ce soir nous sommes à Rio Grande, ville très animée avec beau front de mer. Tout le monde profite de cette journée sans vent pour faire du vélo ou simplement se balader.