De San Cristobal à Oaxaca

Le bol d’air frais n’aura pas duré. La route qui nous mène à Oaxaca nous rapproche de la côte et la chaleur nous liquéfie. A Santo Domingo de Zanatepec, nous passons la nuit la plus chaude du voyage. Mais le manguier sous lequel on s’est abrité nous distribue des mangues gorgées de soleil à intervalles réguliers.

Contrôle pour savoir si on a des armes ou de la drogue qui finit en selfies, la routine…

En temps normal il devrait y avoir beaucoup de vent dans cette région, vu l’état des pylônes et l’énorme parc éolien.

La route ensuite monte en lacets jusqu’à 2200m. Végétation très sèche. Cactus et agaves. Mais à quoi peuvent bien donc servir ces cultures d’agaves ? A faire du Mezcal bien sûr. On tombe sur un petit producteur qui nous explique tout le processus. Les plantes ont 6 ans quand elles peuvent être coupées,  cuites sur des pierres chauffées au charbon de bois et recouvertes de terre, ensuite broyées par un roue en pierre actionnée par un cheval, mises en fût pour fermentation et enfin distillées. On a pu goûter différents mélanges et repartir avec une bouteille de « mexicana ».

Malgré l’altitude, il fait toujours horriblement chaud. L’essence se met à bouillir et il faut rafraichir la pompe avec de l’eau. Après plusieurs arrêts, Quentin finit pas installer un tuyau au lave-glace qui va humidifier un bout de tissu autour de la pompe. Quand ça surchauffe, un petit coup de lave-glace et ça repart.

Ce soir nous sommes à 20km d’Oaxaca et on se précipite sous la douche chaude.

San Cristobal de las Casas

La ville se situe à 2200 m d’altitude. On l’a adorée ! Soleil toute la journée, fraîcheur le soir et la nuit. On se réveille avec 14 degrés. Quel bonheur !

Le camping est un peu en dehors de la ville mais on peut la rejoindre à pied sans problème.

Charmante, colorée, qui a su se moderniser sans perdre de son cachet. 

Nous en apprenons un peu plus sur le mouvement zapatiste qui a démarré ici en 1994. 

On teste nos premiers burritos et tacos mexicains. 

Seule déception, impossible pour l’instant de trouver de la Corona, il n’y a que de la Sol, Modelo ou Tecate. Mais on n’est pas encore partis !

Les habitants tressent les « rameaux » de maïs pour le dimanche saint.

Sans commentaire

Comme on est bien installés au camping, Ptiket a droit à sa vidange des 4000