Puebla

Nous prenons la voie rapide pour rejoindre Puebla, la route est bonne et le paysage magnifique. Mais il faut rester concentré car les conducteurs mexicains sont à peu près les pires que l’ont ait eu à gérer. Le code de la route apparemment prévoit qu’un véhicule puisse rouler dans la bande d’arrêt d’urgence pour laisser passer un véhicule plus rapide. C’est comme ça que sur une 2 voies, on se retrouve parfois à 4 de front et si on ne se pousse pas assez vite, ils nous collent aux fesses ou nous rasent. Que la bande blanche (en l’occurrence jaune) soit discontinue, continue ou double.

Bref nous arrivons à Puebla. Grande ville mais avec un beau centre historique et une architecture originale. Dimanche matin, les rues sont désertes.

Puebla propose une large gamme de sucreries (trop sucrées) et la fameuse poterie de Talavera.

La première bibliothèque publique des Amériques date du 17ème siècle.

La machine à tortillas, moins fatiguant qu’à la main.

Mitla et Tule

A quelques km de Oaxaca se trouvent les vestiges zapotèques de Mitla. Lieu de sacrifices humains, son originalité tient dans ses mozaïques de pierres géométriques, unique au Mexique.

Nous pourrons pénétrer dans un des tombeaux souterrains, il y fait chaud et humide.

Un peu plus loin, le village de Santa Maria del Tule est très fier de son cyprès de Montezuma, le plus large du monde : 14m de diamètre, 42 m de haut, il aurait plus de 2000 ans..

Oaxaca

Nous sommes en pleine semaine sainte et plusieurs processions attirent un grand nombre de visiteurs mais la ville est suffisamment grande pour diluer tout ce monde. Notre camp de base est à une quinzaine de km, donc bien tranquille.

Un petit tour au marché pour découvrir de nouvelles friandises

De San Cristobal à Oaxaca

Le bol d’air frais n’aura pas duré. La route qui nous mène à Oaxaca nous rapproche de la côte et la chaleur nous liquéfie. A Santo Domingo de Zanatepec, nous passons la nuit la plus chaude du voyage. Mais le manguier sous lequel on s’est abrité nous distribue des mangues gorgées de soleil à intervalles réguliers.

Contrôle pour savoir si on a des armes ou de la drogue qui finit en selfies, la routine…

En temps normal il devrait y avoir beaucoup de vent dans cette région, vu l’état des pylônes et l’énorme parc éolien.

La route ensuite monte en lacets jusqu’à 2200m. Végétation très sèche. Cactus et agaves. Mais à quoi peuvent bien donc servir ces cultures d’agaves ? A faire du Mezcal bien sûr. On tombe sur un petit producteur qui nous explique tout le processus. Les plantes ont 6 ans quand elles peuvent être coupées,  cuites sur des pierres chauffées au charbon de bois et recouvertes de terre, ensuite broyées par un roue en pierre actionnée par un cheval, mises en fût pour fermentation et enfin distillées. On a pu goûter différents mélanges et repartir avec une bouteille de « mexicana ».

Malgré l’altitude, il fait toujours horriblement chaud. L’essence se met à bouillir et il faut rafraichir la pompe avec de l’eau. Après plusieurs arrêts, Quentin finit pas installer un tuyau au lave-glace qui va humidifier un bout de tissu autour de la pompe. Quand ça surchauffe, un petit coup de lave-glace et ça repart.

Ce soir nous sommes à 20km d’Oaxaca et on se précipite sous la douche chaude.

San Cristobal de las Casas

La ville se situe à 2200 m d’altitude. On l’a adorée ! Soleil toute la journée, fraîcheur le soir et la nuit. On se réveille avec 14 degrés. Quel bonheur !

Le camping est un peu en dehors de la ville mais on peut la rejoindre à pied sans problème.

Charmante, colorée, qui a su se moderniser sans perdre de son cachet. 

Nous en apprenons un peu plus sur le mouvement zapatiste qui a démarré ici en 1994. 

On teste nos premiers burritos et tacos mexicains. 

Seule déception, impossible pour l’instant de trouver de la Corona, il n’y a que de la Sol, Modelo ou Tecate. Mais on n’est pas encore partis !

Les habitants tressent les « rameaux » de maïs pour le dimanche saint.

Sans commentaire

Comme on est bien installés au camping, Ptiket a droit à sa vidange des 4000

Guatemala – Mexique

Nous avons dormi dans le jardin d’un petit hôtel à 15km de la frontière, histoire d’arriver tôt à la douane. Et on a bien fait car nous devons avancer nos montres d’une heure.

La Mesilla, comme toutes les villes frontière en Amérique latine, est bouillonnante et grouillante de gens qui passent d’un pays à l’autre comme s’ils traversaient la rue.

Pas de problème pour sortir du Guatemala. Ils récupèrent le sticker qu’ils avaient collé sur le pare-brise. Juste après être passé côté mexicain, un petit coup de fumigation, 95 pesos et on peut continuer jusqu’au poste frontière à 4km.

Rien de compliqué non plus à cette douane si ce n’est les photocopies à faire en face et une caution de 200 dollars américains que l’on nous restituera en partie à la sortie du pays. Mais c’est toujours long, long. 2h30 en tout. La vignette qui nous autorise à circuler est tellement grande qu’on a du mal à lui trouver une place sans qu’elle nous cache la vue. Derrière le rétro, ça fait l’affaire.

Nous entrons dans le 14ème pays de notre voyage et le dernier d’Amérique latine.

Après quelques km de piste et de route couverte de trous bien profonds, la situation s’améliore et nous traversons de grandes forêts de pins. A chaque village traversé, il faut compter une bonne dizaine de topes (casse-vitesse), pas toujours signalés. 

Les villages sont typiques, maisons basses colorées aux toits de tuiles et on commence à voir pas mal de coccinelles. 

Nous sommes dans l’état du Chiapas.