Silvia

Nous nous écartons un peu de la Panaméricaine et nous nous dirigeons vers le petit village de Silvia. Quelques km avant, nous nous arrêtons à la Finca Bonanza, tenue par une famille marocaine qui a beaucoup voyagé en amérique du sud. Un coup de foudre pour la région et ils se se posent dans cette propriété qui appartenait à un narco-trafiquant sanguinaire 🔫 (il parait qu’il vient de sortir de prison …). Aujourd’hui ils accueillent les voyageurs en leur offrant tout ce dont ils ont besoin, les bras et la maison grands ouverts. Depuis presque 7 mois, c’est la première fois que l’on retrouve l’ambiance que nous avons connue avec nos copains bateaux. Nous la partageons avec leurs amis argentins, ceux d’Aix en Provence et un couple de voyageurs suisso/canadien. Autant dire que les conversations sont colorées !

Kika et ses copains

Le mardi, jour de marché à Silvia, Kika nous emmène dans son pick-up et nous fait découvrir tous ces nouveaux fruits et légumes (yucca, pitaya, tomate del arbol, lulo, sans oublier les maracujas qui me passionnent toujours autant). Les avocats eux, sont depuis le Pérou, au menu de presque tous nos repas.

Ça c’est du sucre !

A l’occasion de ce marché, les indiens Mizak se retrouvent tous à Silvia pour y vendre leur produits et leur artisanat. Ils portent leur costume traditionnel, hommes et femmes en jupe longue.

Popayan

La route entre Pasto et Popayan est roulante mais il fait une chaleur torride et humide. On a pris 20 degrés en 1/2 journée et nous sommes descendus de 2000m.

Nous nous arrêtons à Patia pour y passer la nuit. Que des douches froides mais on s’en fiche du moment qu’on peut enlever toute cette chaleur. La nuit, nous dormons les portes grandes ouvertes et avec une moustiquaire. Nous ne sommes plus qu’à 600m d’altitude.

Mais le lendemain on commence à remonter pour arriver à Popayan, la cité blanche.

Quentin qui a cassé ses lunettes rachète une monture à 17€ chez Optica 2000 (!!) et la dame y adapte ses verres en 10´.

Sur la route, nous avons déjà eu 4 contrôles de police. On se sert la main, ils nous posent des questions sur le voyage et la voiture, ne nous demandent aucun papier et nous souhaitent bon voyage. Super sympas, mais quand même bien barricadés derrière des sacs de sable dans leur guérite et lourdement armés.