De San Juan à Villa Union

Nous prenons la direction de l’est pour traverser le parc de Talampaya. En nous arrêtant en bord de route pour prendre une photo, on roule sur une branche d’épineux qui crève le pneu arrière droit. On prend la roue du capot pour arriver au bivouac du soir.

Nous traversons la vallée fertile qui est effectivement très verte mais composée surtout d’épineux, de cactus et de sable.

    

Quelques maisons poussiéreuses en adobe au bord de la route.

L’ingénieur des ponts et chaussées a trouvé un moyen de divertir les conducteurs qui somnolent sur cette route rectiligne.

Au petit camping municipal de San Agustin, Quentin met une chambre à air dans le pneu crevé et la roue de secours reprend sa place sur le capot.

  

Le lendemain nous sommes dans le Parc Talampaya. Classé au Patrimoine de l’Unesco, il ne se visite qu’en bus et avec guide. Nous décidons de ne pas y aller, vu le coût de l’entrée et de la visite. Un ange a dû nous souffler cette idée car au km 181 de la route 76 , alors que nous avançons tranquillement à 110 km/h, vent dans le dos, on voit au loin un combi VW jaune qui arrive dans l’autre sens. Au moment de se croiser, on se reconnait et on s’arrête. C’est David, Mercedes et leur petite Zoé que nous avions rencontrés dans un camping municipal le 1er août dernier pas loin de Colon !! Encore quelques bons tuyaux pour la suite de notre voyage et on se dit à plus tard, qui sait ….en France…

  

Ce soir bivouac au bord de la retenue d’eau, à Villa Union.

San Juan – Le Citro Club

A peine arrivés à San Juan, nous sommes pris en charge par Andres et Diego qui nous offre un logement pour une nuit.

Le soir, nous rencontrons plusieurs membres du club autour d’un bbq et de « ponchos ». Ambiance technique, on s’amuse à comparer les différences entre les deuches françaises et argentines. L’accueil est extraordinairement chaleureux et généreux. Faut juste qu’on s’habitue à diner à minuit…

      
Le lendemain, Andres nous accueille chez lui et sa maman qui est une source inépuisable d’informations sur le pays. Nous roulons jusqu’à 2 grands barrages qui permettent de fournir l’eau à la ville mais aussi à la mine d’or et d’argent.

     harmonie…

    

Nous passons à la gomeria pour inverser les pneus arrières.


Le soir, ce sera San Juan by night. La ville, construite à l’époque essentiellement en adobe a été complètement détruite en 44 à cause d’un tremblement de terre et aujourd’hui elle se veut moderne et progressiste.


Avant de partir, Andres nous assure une place privilégiée dans le coeur du club qui continuera à voyager avec nous.

Mendoza/Maipu

Mendoza nous laisse des souvenirs mitigés. Côté négatif, la pompe électrique a rendu l’âme au bout de seulement 2000km. Après plusieurs arrêts techniques, on finit en pleine ville, le soir, dans une petite station, morts de chaud. Le changement climatique est un peu brutal et n’arrange pas notre humeur. De plus, la ville n’a pas très bonne réputation. Nous passons la nuit dans cette station, à côté des groupes électrogènes. Le côté négatif s’arrête là, car à la station service, Charly qui était en train de faire le plein, nous dit qu’il reviendra demain nous conduire chez un marchand de pièces. Tard dans la soirée, les parents de Charly viennent nous voir avec leur vieille 2cv et on discutera un moment. 

Le lendemain, dimanche, Quentin part avec lui et ils reviennent une heure plus tard avec tout le matériel qu’on s’empresse d’installer même en plein soleil et sous 40 degrés.

A midi on peut enfin s’enfuir et c’est avec plaisir que je donne à Charly, la bouteille de vin achetée la veille dans une bodega après une bonne dégustation. Merci Charly !!









Las Grutas

Notre réseau de « Citroneros » fonctionne tellement bien que Rossana, du Club Mehari de Las Grutas nous attendait de pied ferme. L’accueil fut très chaleureux et incroyablement généreux. Rossana n’envisageant pas que l’on puisse faire du camping en plein hiver, met à notre disposition la maison qu’elle loue d’habitude en été. Un luxe inattendu dans notre voyage. C’est ainsi qu’on a vécu 3 jours, comme à la maison, dans cette tranquille ville de bord de mer. 

Ici les baleines ne font que passer et nous n’aurons pas encore la chance d’en voir. 

A marée basse, l’accès à la plage nous permet de découvrir les fameuses « grottes » et de profiter des cris des perroquets qui nichent ici aussi dans la falaise.

        

Nous faisons aussi connaissance de Manuel et de sa future épouse. Ils tiennent un petit hôtel sympa et, oh joie, Manuel parle anglais. Il nous sera d’un grand secours lors de la soirée qui rassemblera quelques membres du club qui souhaitaient nous rencontrer. Nous leur avons présenté un petit diaporama de notre voyage et ils ont eu droit à la visite guidée de la deuche.

    

Ils n’ont pas manqué de nous donner de bons conseils sur la route qui nous attend et de nous souhaiter un bon voyage.

Prologue

Nous devons rallier le port d’Anvers avant le 8 juin, ce qui nous laisse le temps de vagabonder sur les petites routes.

Première étape donc chez nos amis les “W-Alter” qui ont troqué leur bateau pour un Domaine viticole en Bourgogne, La Luolle. 

        

Ils mettent toute leur énergie (et ils en ont !) dans la production de vins bios et restaurent les vénérables dépendances du domaine. 

Malgré un emploi du temps bien rempli, Sandrine et Olivier nous ont fait déguster leur toute première production très prometteuse.

Le lendemain c’est par les routes des grands crus de Bourgogne et de Champagne que nous progressons vers le Nord. Demain nous serons en Belgique.