Tequila

Toute une région couverte de champs d’agaves bleues et au centre, Tequila, à l’origine de l’eau-de-vie du même nom.

Détour indispensable pour connaitre les secrets de fabrication – plus sophistiqués que celle du Mezcal – et profiter de quelques dégustations.

Cuitzeo

La loi des séries…

A Guanajuato, pas moyen d’arriver jusqu’au camping. On arrive à monter les 3/4 de la ruelle, il manque 200m…

Deuxième essai au bord du lac Cuitzeo. La première tentative laisse un bon mètre de gomme sur les pavés. On décroche la remorque, on redescend en marche arrière et on se lance…manque 100m…

Le proprio ne rentre qu’après 21h. On trouve un coin tranquille en bas de la côte, pas mal non plus. Finalement , ça nous fera un très bon bivouac.

Le lendemain on va visiter le charmant petit village de Cuitzeo.

Guanajuato

On a failli pas y aller mais heureusement Françoise et Alain, nos amis motard.e.s, nous avaient mis l’eau à la bouche sans pour autant nous préciser ce que nous allions trouver.

Et on n’a pas été déçus.

Cette ville est multiple. Un très beau centre historique,

des maisons enchevêtrées, colorées, accrochées au flanc d’une colline au mépris de toute règle urbanistique

et surtout des tunnels. Plein de tunnels pour les voitures mais aussi pour les piétons. Un vrai périphérique sous-terrain. On y descend, on est un coup au niveau d’une rue en contrebas, un coup sous terre. Incroyable. 

Ce soir on dort au bord du lac Cuitzeo.

San Miguel de Allende

On monte encore un peu plus au Nord pour visiter cette jolie ville coloniale, très colorée.

Le hasard fait qu’on y retrouve Françoise et Alain, deux motards franco-canadiens que nous avions rencontrés à Mitla il y a quelques jours. Nous passons donc une excellente journée avec eux à parcourir les rues pavées de la ville.

Tula

Le site de Tula est sur notre route et nous nous y arrêtons pour admirer les statues des Atlantes (guerriers célestes), hautes de près de 5m.

Postérieure à Teotihuacán, cette capitale toltèque comptait 35000 habitants à son apogée (entre 900 et 1150).

Teotihuacán

A 9h, nous entrons par la porte 2 qui accède directement à la pyramide du soleil.

La pyramide du soleil

Mais tant qu’il n’y a pas grand monde, nous montons d’abord au sommet de la pyramide de la lune qui offre un vue imprenable sur la « Calzada de los Muertos », longue de près de 2 km.

La plaza de la luna

D’ici nous avons aussi une belle vue sur la pyramide du soleil, la 3eme plus grande du monde. Elle fait 72m de haut et 222m de côté. A l’origine, elle était recouverte d’une couche de plâtre peint en rouge vif.

La cité date du 1er siècle de notre ère et a régné en maître sur ce grand empire pré-colombien jusqu’au 8ème siècle.

Nous nous attaquons ensuite aux 248 marches de la pyramide du soleil.

La pyramide de la lune
La Calzada de Los Muertos

Le temple de Quetzalcoatl, le dieu serpent à plumes et son collègue le serpent de feu.

En retrait de la Calzada de los muertos se trouvent plusieurs palais dans lesquels on peut admirer des fragments de fresques qui ont conservé leurs couleurs.

Le site est immense et nous en aurons fait plusieurs fois le tour. En fin de journée, c’est sur les rotules que l’on regagne notre logis à 4 roues.

Epuisés….

Puebla

Nous prenons la voie rapide pour rejoindre Puebla, la route est bonne et le paysage magnifique. Mais il faut rester concentré car les conducteurs mexicains sont à peu près les pires que l’ont ait eu à gérer. Le code de la route apparemment prévoit qu’un véhicule puisse rouler dans la bande d’arrêt d’urgence pour laisser passer un véhicule plus rapide. C’est comme ça que sur une 2 voies, on se retrouve parfois à 4 de front et si on ne se pousse pas assez vite, ils nous collent aux fesses ou nous rasent. Que la bande blanche (en l’occurrence jaune) soit discontinue, continue ou double.

Bref nous arrivons à Puebla. Grande ville mais avec un beau centre historique et une architecture originale. Dimanche matin, les rues sont désertes.

Puebla propose une large gamme de sucreries (trop sucrées) et la fameuse poterie de Talavera.

La première bibliothèque publique des Amériques date du 17ème siècle.

La machine à tortillas, moins fatiguant qu’à la main.

Mitla et Tule

A quelques km de Oaxaca se trouvent les vestiges zapotèques de Mitla. Lieu de sacrifices humains, son originalité tient dans ses mozaïques de pierres géométriques, unique au Mexique.

Nous pourrons pénétrer dans un des tombeaux souterrains, il y fait chaud et humide.

Un peu plus loin, le village de Santa Maria del Tule est très fier de son cyprès de Montezuma, le plus large du monde : 14m de diamètre, 42 m de haut, il aurait plus de 2000 ans..

Oaxaca

Nous sommes en pleine semaine sainte et plusieurs processions attirent un grand nombre de visiteurs mais la ville est suffisamment grande pour diluer tout ce monde. Notre camp de base est à une quinzaine de km, donc bien tranquille.

Un petit tour au marché pour découvrir de nouvelles friandises

De San Cristobal à Oaxaca

Le bol d’air frais n’aura pas duré. La route qui nous mène à Oaxaca nous rapproche de la côte et la chaleur nous liquéfie. A Santo Domingo de Zanatepec, nous passons la nuit la plus chaude du voyage. Mais le manguier sous lequel on s’est abrité nous distribue des mangues gorgées de soleil à intervalles réguliers.

Contrôle pour savoir si on a des armes ou de la drogue qui finit en selfies, la routine…

En temps normal il devrait y avoir beaucoup de vent dans cette région, vu l’état des pylônes et l’énorme parc éolien.

La route ensuite monte en lacets jusqu’à 2200m. Végétation très sèche. Cactus et agaves. Mais à quoi peuvent bien donc servir ces cultures d’agaves ? A faire du Mezcal bien sûr. On tombe sur un petit producteur qui nous explique tout le processus. Les plantes ont 6 ans quand elles peuvent être coupées,  cuites sur des pierres chauffées au charbon de bois et recouvertes de terre, ensuite broyées par un roue en pierre actionnée par un cheval, mises en fût pour fermentation et enfin distillées. On a pu goûter différents mélanges et repartir avec une bouteille de « mexicana ».

Malgré l’altitude, il fait toujours horriblement chaud. L’essence se met à bouillir et il faut rafraichir la pompe avec de l’eau. Après plusieurs arrêts, Quentin finit pas installer un tuyau au lave-glace qui va humidifier un bout de tissu autour de la pompe. Quand ça surchauffe, un petit coup de lave-glace et ça repart.

Ce soir nous sommes à 20km d’Oaxaca et on se précipite sous la douche chaude.